Le 13 novembre 2015, c’était l’attentat du Bataclan à Paris. 10 ans après, ce drame tient une place importante dans la mémoire collective. Parmi les « héros » qui sont intervenus, il y a ceux et celles que les médias évoquent, mais il y a aussi ceux et celles qui, anonymes, en bons samaritains, ont accueilli chez eux des rescapés, en pleine nuit et dans la détresse.
Un exemple parmi d’autres : Une voisine du Bataclan apprend qu’un attentat a eu lieu dans son quartier. Elle sort de chez elle et voit une jeune femme qui court dans la rue. Cette dernière a échappé à la tuerie. Elle cherche à rentrer chez elle de toute urgence. Mais, il fait nuit. Il n’y a plus de métro. Elle se sent perdue. Elle panique… La voisine s’en inquiète et prend le risque, en toute simplicité, de l’inviter à passer la nuit chez elle, à l’abri et en sécurité. Tel le Bon Samaritain de l’Évangile, cette voisine n’a écouté que son cœur et n’a vu dans cette rescapée du Bataclan qu’une « sœur » en détresse à accueillir dans l’urgence.
Au jour du jugement dernier, elle pourra entendre Dieu lui dire : « j’étais dans la détresse, en pleine nuit, et tu m’as accueilli. Entre dans la joie de mon Royaume ». Père Maurice
