Sacrement de la Réconciliation

La chance : nous avons encore des prêtres
pour la Confession !

Aujourd’hui, on préfère l’appeler sacrement de la Réconciliation. À partir des paroles du Christ lui-même (« À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis » Jn 20, 23 ), il s’agit d’une idée bizarre, née au IIIe siècle environ, et qui a pas mal évolué au fil des siècles. D’abord acte public, le sacrement s’est transformé en dialogue privé, entre le fidèle et le prêtre. Mais quelle démarche farfelue ! Pourquoi aller raconter mes affaires perso - voir, le côté obscur de ma vie - à un mec qui ne connaît pas grand-chose à la vie ? (il n’a même pas trouvé à se marier …).
En effet, quand je ne m’arrête qu’aux aspects externes, ce Sacrement ne tient pas la route. Ça aurait un peu plus de sens si l’on considérait le côté psychologique : ça fait du bien que quelqu’un m’écoute patiemment pendant que je déballe mes problèmes. Et en plus, c’est gratos ! Mais le prêtre n’est pas un psy...
Et le Pape François alors : il a été piqué par quel insecte pour nous parler encore et encore de la Confession ?

Il s’agit d’un sacrement

Comme tout sacrement, le sacrement de la Réconciliation nous fait célébrer quelque chose d’heureux qui nous arrive de la part de Dieu. Commençons donc par nous demander : dans la Réconciliation, que trouvons nous d’encourageant ? Quel don Dieu veut nous faire à travers son ministre, le prêtre ?
Il ne s’agit pas d’arriver avec un catalogue de péchés : j’en ai vu avec une liste écrite style courses à Super U !  Selon saint Augustin, confesser signifie « faire la vérité » : le dialogue personnel avec un prête est donc un moment indispensable pour m’aider à voir clair, à être sincère avec moi-même.
Le don que Dieu veut nous faire est d’abord sa miséricorde. Ça va nous aider aussi à devenir miséricordieux pour les autres. En effet, le sacrement a plein de bienfaits : il m’aide à me réconcilier avec les autres et avec l'Église ; à me défaire de mauvaises habitudes ; il me donne du courage pour recommencer, une lumière pour discerner, etc.

L’Amour de Jésus nous renouvelle en profondeur
« Celui qui ne s’abandonne pas à l’Amour de Dieu finit, tôt ou tard, par s’abandonner à autre chose, en finissant dans les bras de la mentalité mondaine qui à la fin apporte amertume, tristesse et solitude », nous a dit récemment le Pape.
« Vivre la confession signifie se laisser transformer par l’Amour », a souligné François. « Nous savons bien que ce ne sont pas les lois qui sauvent : l’individu ne change pas par une série de préceptes arides, mais par la fascination de l’Amour reçu et gratuitement offert. »
Le Pape a récemment confié le ministère de la confession à la « puissante protection de saint Joseph, homme juste et fidèle ».

La célébration pénitentielle : une bonne préparation
La semaine prochaine, à Aime et à Bourg, deux célébrations pénitentielles sont proposées. L’Église nous aide à repenser notre vie avec des lectures, des chants, des moments de silence, le symbole de la lumière. La dimension collective est très importante. Ça peut être un bon moment pour nous préparer à vivre, par la suite et personnellement, le sacrement de la Réconciliation.
Pour conclure, une touche de St Paul : « Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. » (2 Co 5, 18)
Après réflexion, ce sacrement n’est peut-être pas si farfelu que ça …
Mario Ponta
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