« On a demandé à un illustre médecin, habitué à soigner les blessures de l'âme, quel était le plus grand besoin des êtres humains. Il a répondu : "Le désir illimité d'être écouté". Un désir qui reste souvent caché, mais qui interpelle tous ceux qui sont appelés à être éducateurs ou formateurs, ou qui de toute façon jouent le rôle de communicateurs : parents et enseignants, pasteurs et agents pastoraux, professionnels de l'information et ceux qui exercent un service social ou politique. »
C’est le pape François qui a écrit cela. Déjà, dans le livre de la Sagesse, on affirme que l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. Dans un monde où on a du mal à s’écouter, le pape va plus loin. Il invite à écouter avec le cœur. Ce qui suppose patience et amour fraternel.
Avec la rentrée scolaire, professionnelle, paroissiale, sommes-nous prêts à ouvrir grandes nos oreilles, celles du cœur, pour une véritable écoute et un vrai enrichissement mutuel.
Demandons donc en ce début d’année la grâce d’écouter Dieu nous parler. « Écoutez », répète le Sage, au nom de son expérience et de sa connaissance de la Loi. « Écoute Israël », redit chaque jour le pieux Israélite pour se pénétrer de la volonté de son Dieu. « Écoutez », reprend à son tour Jésus lui-même, parole de Dieu. Mais écouter, accueillir la Parole de Dieu, ce n’est pas seulement lui prêter une oreille attentive, c’est lui ouvrir son cœur, c’est la mettre en pratique, c’est obéir. Alors serions-nous disposés en cette période des commencements de mettre en pratique cette invitation en nous interrogeant ? Écouter Dieu nous parler par les Écritures, bien sûr. Mais écouter son prochain, son conjoint, ses enfants, sa sœur ou son frère en communauté, ses amis et collègues de travail… Écouter l’Église qui nous parle par ses Pasteurs, écouter monter en nous les bruits du monde même en leurs dissonances. N’aurions-nous pas à mettre en chantier ce travail de l’écoute ? En ouvrant cette perspective, en acceptant de nous laisser interpeller librement et sans filet ou préjugés négatifs, entrons dans cet exercice qui ouvrera pour nous un espace nouveau de vie. » père Maurice